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L’Université lance les études persanes

Une convention a été signée avec la Fondation Mossadegh, qui financera l’enseignement.

L’Université de Genève (UNIGE) s’associe avec la Fondation Mossadegh dans le domaine de l’iranologie. Les deux institutions ont signé une convention de partenariat dans le but d’établir des études iraniennes à Genève. Ainsi s’ouvre, dès le mois de septembre, un poste de chargé de cours à 40% intitulé «études persanes». «L’idée était d’introduire des éléments de la culture iranienne et persane à l’université. Le poste sera rattaché à la Faculté des lettres», précise Francesca Serra, doyenne de cette faculté et professeure à l’unité d’italien au sein de l’UNIGE, «Il y a deux ans, nous avons réfléchi avec la Fondation Mossadegh à un possible financement. Cette dernière nous a généreusement proposé de financer ce poste. Nous nous réjouissons beaucoup de ce nouvel enseignement. Nous avons de nombreuses spécificités au sein de la faculté, beaucoup de disciplines comme l’arménien ou le mésopotamien. Il est important pour nous d’avoir différents axes de recherche. Ce nouvel enseignement amènera une vaste ouverture interdisciplinaire à notre faculté.»

Connaître l’Iran

Inaugurée en 2002, par M. Majid Bayat, petit-fils de Mohammed Mossadegh, la fondation emprunte son nom à cet ancien premier ministre iranien qui a marqué la vie politique de son pays durant le XXe siècle. Son but est de rendre accessible une connaissance approfondie de l’Iran, au travers de sa culture, son histoire, ses religions et sa situation géopolitique. Elle met à disposition du public de nombreux ouvrages et objets dans sa bibliothèque de la place d’Armes à Carouge.

Un cas unique

Désormais, et c’est un cas unique dans le monde académique suisse, l’Université de Genève propose des études persanes en collaboration avec cette fondation. Son président, Farhad Diba, s’en réjouit: «Notre fondation veut promouvoir l’histoire et la culture du monde iranien et ce partenariat avec l’UNIGE va exactement dans ce sens. Nous sommes enchantés car cela nous a pris presque deux ans pour y arriver, mais l’université nous a beaucoup aidés.»

Fabien Kuhn

De gauche à droite: Aysha Matine-Daftary, fille de M. Hedayat Matine-Daftary, Farhad Diba, président de la Fondation Mossadegh, Hedayat Matine-Daftary, petit-fils du Dr Mossadegh, Yves Flückiger, recteur de l’université, et Francesca Serra, doyenne de la Faculté des lettres. FK