Mossadegh Premier Ministre

Mossadegh 1Il n'est pas facile d'écrire à propos de Mossadegh en tant que deuxième homme de l'histoire de l'Iran, puisque beaucoup le considèrent le héros national iranien de tous les temps; et il n'est guère caché à personne à quel point ses efforts pour rétablir les droits et les intérêts nationaux iraniens ont été valeureux. Il y a nul doute que ses efforts pour l'établissement des droits communs du peuple iranien représentent une page dorée du patriotisme de cet homme dans notre histoire, même si les partisans de la monarchie ont toujours critiqué sa façon de faire et l'ont considéré comme un signe d'excès et d'autoritarisme. Cependant, ce qui émane de ces éloges aussi bien que les critiques, c'est qu'il a eu un effet indiscutable comme le deuxième homme de l'Iran dans une période très sensible de l'histoire de ce pays.

Mohammad Mossadegh est né au printemps de 1882 dans une famille aristocrate et affluente de l'époque Qadjar, dans le quartier de Sangeladj à Téhéran. Son père était Mirza Hedayatollah Ashtiani, le Ministre des Finances de Nassereddine Chah, des familles Mostofi-Ashtiani des tribus Bakhtiari. Sa mère était la princesse Najm-o-Saltaneh la petite fille d'Abbas Mirza, héritier du trône, et cousine de Nassereddine Chah et fille du prince Firouz Mirza Nosrat-o-Doleh. Ce lien familial fut de sorte que pendant la règne de Mozaffareddine Chah, Mossadegh devint échiquier du province de Khorassan.

C'est après cela que Mossadegh décida d'entrer dans le monde politique. Il laissa le poste d'échiquier de Khorassan à Mirza Reza Gorgani, qui lui même était l'échiquier des provinces du Kurdistan et de Saveh. Abdollah Mostofi, l'historien de l'époque écrit: "Comme Mossadegh avait des liens amicaux avec mon frère, Mirza Reza, il lui laissa le poste de Khorassan et on en fit l'ordonnance en 1280 (1901). Mossadegh, qui avait 19 ans à l'époque, choisit Zahra, la fille de Mir Seyyed Zeynol-Abedine Zahirol-Eslam, le troisième responsable des sermons de vendredi de Téhéran, comme épouse. Zahra avait reçu le titre “Chams-o-Saltaneh". Sa mère était la fille de Nassereddine-Shah, qui avait elle, le titre de Zia-o-Saltaneh. Après sa mère, ce titre fut accordé à Zahra. Ce mariage dura 64 ans, jusqu'à la fin de la vie du couple. Mossadegh et son épouse eurent deux fils, Ahmad et Gholam-Hossein, et trois filles aux noms de Zia Ashraf, Mansoureh et Khadijeh.

Mossadegh fut envoyé en France en 1908 pour continuer ses études et, ayant terminé celles-ci à la Faculté des Sciences Politiques de Paris, est parti en Suisse pour obtenir son doctorat en Droit à l'Université de Neuchâtel. Il écrivit sa thèse sur l'héritage selon l'ordre islamique. Il fut ainsi le premier Iranien à avoir reçu un doctorat en Droit.

Mossadegh retourna en Iran en 1914 et commença à enseigner à la Faculté des Sciences Politiques de Téhéran. C'est à cette époque qu'il rédigea des ouvrages comme "La Capitulation et l'Iran", "L'ordre dans les cours de justice" et "Les sociétés anonymes en Europe".

Un an après, il devint membre du Parti de la Modération et en suite le Parti Démocrate. En octobre de cette même année, le parlement le nomma membre de la Commission pour l'Equivalence des Mandats pendant deux années.

Le retour de Mossadegh en Iran se fut simultanément avec l'avènement de la première guerre mondiale. Comme il avait déjà passé une partie de sa carrière dans les finances en Khorassan, on l'invita au Ministère des Finances. Il retint cette position pendant 14 mois dans différents cabinets du gouvernement.

Dans le gouvernement de Samsam-o-Saltaneh, à cause d'un différend avec le ministre des finances (Mochar-ol-Molk), il démissionna du poste d'adjoint; et lors de l'inauguration du deuxième cabinet de Vossough-o-Dowleh, repartit en Europe.

À cette époque, l'accord de 1919 fut signé par Vossough-o-Dowleh et il y eut une vaste opposition de la part des libertaires. Ainsi, Mossadegh se mit à publier des articles à ce sujet en tant qu'opposant à l'accord. Un peu plus tard, Mochir-o-Dowleh, qui avait été choisi comme Premier Ministre à la place de Vossough-o-Dowleh, le rappela en Iran pour occuper le poste de Ministre de la Justice.

Sur son chemin de retour par le port de Bouchehr, après être entré par Chiraz, on lui demanda de prendre avec lui une certaine pétition des grands de la ville avec lui, ce qui le fit nommer comme gouverneur général de la province de Fars; un poste qu'il occupa jusqu'au coup d'état du 22 février 1920. Après cet évènement, il consacra son temps à s’opposer à ce coup d’état en écrivant des articles et faisant des discours aux hommes importants de l'époque.

Mossadegh 2Mossadegh ne reconnut jamais le gouvernement issu du coup-d'état et démissionna de son poste. Pour se protéger des auteurs du putsch, il prit refuge dans la tribu Bakhtiari et bénéficia de l'hospitalité des Khans de cette tribu jusqu'à la chute de ce gouvernement.

Avec la défaite du cabinet de Seyd-Zia, Ghavam-o-Saltaneh fut nommé au poste de Premier Ministre. Il choisit Mossadegh pour diriger le Ministère des Finances. Après la chute du cabinet de Ghavam et l'avènement du cabinet de Mochir-o-Dowleh, on lui demanda de devenir gouverneur d'Azerbaijan. À cause d'une transgression du commandant des troupes de cette province, il démissionna de cette position avec l'ordre de Reza Khan, Ministre de Guerre de l'époque, et retourna à Téhéran.

En mai 1923, on le nomma Ministre des Affaires Etrangères dans le cabinet de Mochiro-Dowleh. Il s'opposa obstinément à une demande de 2 millions de Livres Sterling des Britanniques, qui prétendaient les avoir dépensés pour créer la police du sud du pays. Après la démission de Mochir-o-Dowleh, le "Sardar Sepah" (Reza Khan) devint Premier Ministre et Mossadegh refusa de coopérer avec lui.

Dans cette même année 1923, Mossadegh écrivit son livre "Les droits parlementaires en Iran et en Europe". Il fut aussi élu aux cinquièmes et sixièmes parlements en tant que représentant de Téhéran. Il fut l'un des seuls représentants à s'opposer au plan de l'extinction de la dynastie Qadjar. Son raisonnement était que le Sardar Sepah devra ou bien se contenter des devoirs que la constitution lui avait réservé, ou il deviendra un dirigeant dogmatique et la constitution sera mise en question. Avec l'extinction de la dynastie Qadjar, le Sardar Sepah, Premier Ministre de l'époque, devint roi.

Le sixième parlement étant arrivé à son échéance en même temps que le début du règne de Reza Chah, Mossadegh prit un rôle plus casanier et fut mis sous surveillance jusqu'en 1940 dans son domaine d'Ahmad-Abad. On lui interdit aussi l'enseignement à l'université. Il fut même emprisonné vers la fin du règne de Reza Chah, mais Ernest Perron (l'ami du prince héritier) obtint sa libération après quelques mois, et il retourna à Ahmad-Abad, sous surveillance une fois de plus. En 1941, après l'occupation de l'Iran par les forces soviétiques et britanniques, on força Reza Chah à abdiquer en faveur de son fils et on l’exila en Afrique du Sud. Mossadegh retourna donc d'Ahmad-Abad à Téhéran.

Après les évènements de septembre 1941 et la chute de Reza Chah, il fût élu comme premier représentant de Téhéran aux élections du quatorzième parlement. Pour confronter l'Union Soviétique dans leur poussée pour obtenir les droits au pétrole du nord de l'Iran, il fit passer une loi qui interdisait le gouvernement à discuter des droits du pétrole tant que les forces étrangères occupaient l'Iran.

Mossadegh ne put participer aux élections du quinzième parlement à cause de l'intervention de Ghavam-o-Saltaneh et de l’armée. Durant cette période du parlement, le but des parlementaires "proches" de la Grande-Bretagne était de valider un contrat signé par le gouvernement de Saed-Maragheyi pendant le règne de Reza Chah. Avec la pression de l'opinion publique et les efforts de la minorité (de quatre représentants) au parlement, ainsi que les discours quotidiens d'Hossein Makki à l'encontre de ce projet, le but des Britanniques ne se réalisa pas et la vie du quinzième parlement pris fin. En 1949, Mossadegh et ses amis Ahmad Makki (le Rédacteur-en-Chef du journal Setareh), Mohammad-Hassan Kaviani, Karim Sandjabi, Ahmad Zirak-Zadeh, Abbas Khalili (Rédacteur-en-Chef du journal Eghdam), Amidi Nouri (Rédacteur-en-Chef du journal Daad), Seyyed Ali Chayegan, Chamseddine Amir-Alayi, Seyyed Mahmoud Nariman, Arsalan Khalatbari, Abolhassan Haeri-Zadeh, Hossein Makki, Mozaffar Baghayi, Abdolghadir Azad, Jalali Naïni (Rédacteur-en-Chef du journal Kechvar) et Hossein Fatemi, ont fondé le "Jebhe Melli" (Mouvement National). L'élargissement des activités politiques après août 1941 ont amené avec eux la croissance du combat populaire et un surcroît d'attention sur le contrat du pétrole. Mossadegh était à la tête de ce mouvement, qui s'appela dorénavant "le mouvement de la nationalisation du pétrole”; aussi bien à l'intérieur du parlement qu'à son extérieur.

Dans les élections du seizième parlement en 1949, le lieutenant général Haji-Ali Razmara essaya dès le début de faire entrer les forces proches de lui à l'assemblée. Mossadegh et son entourage dans le Mouvement National se manifestèrent à la cour impériale pour demander au Chah d'empêcher l'ingérence de l'armée dans les affaires politiques. Ces élections se sont terminées avec la victoire de Razmara (qui, plus tard, fut choisi comme Premier Ministre par cette même assemblée). Mais, avec le soutien du Général Fazlollah Zahedi, le chef de la police et le concurrent de Razmara depuis toujours, et la protection implicite du Chah qui voyait Razmara comme son ennemi numéro un à l'époque, les votations de Téhéran furent invalidées et dans un deuxième temps, la minorité du Mouvement National entra au parlement en obtenant huit sièges des douze du province de Téhéran.

En 1950, la minorité du Madjles s'opposa sévèrement au Premier Ministre Razmara, qui songeait à se mettre d'accord avec les Britanniques au sujet du pétrole. Ceci emmena en fin de compte l'approbation de la loi sur la nationalisation du pétrole iranien.

Avec la signature du contrat du pétrole par le Chah et son officialisation, Hossein Ala, le successeur de Razmara au poste de Premier Ministre, donna sa démission. À ce point, le Chah nomma un ancien politicien anglophile nommé Seyyed Ziaeddine Tabatabaï à ce poste. Mais, au parlement, un député soutenant la cour proposa le poste à Mossadegh au courant des discussions, une proposition que celui-ci accepta à l’inverse des occasions précédentes; à la seule condition que dans cette même discussion, la loi sur l'éviction de la compagnie pétrolière de l'Iran et de l'Angleterre soit approuvée. Finalement, le gouvernement de Mossadegh put obtenir le vote de confiance du Madjles avec 99 voix pour parmi 102, le 5 mai 1951.

Mossadegh 3Mossadegh se mit immédiatement à s'occuper de l'expulsion des Britanniques en envoyant Hossein Makki et Mehdi Bazargan à Abadan. L'éviction de la compagnie amena avec elle la protestation du gouvernement britannique. Avec la plainte de ce dernier au conseil de sécurité des Nations Unies, Mossadegh partit à New York pour défendre les droits du peuple iranien. Le résultat tourna en faveur de l'Iran puisque le conseil de sécurité jugea que la querelle était entre un gouvernement et un entreprise et non pas entre deux gouvernements, donc qu'il n'était pas qualifié à trancher d'une part ou d'une autre. L'année d’après, Mossadegh se rendit à la cour de justice de La Haie pour répondre à la plainte de la compagnie pétrolière. Le juge de cette cour, un britannique nommé Sir Arnold McNair, ne reconnut pas non-plus la validité de la plainte de la société anglaise et Mossadegh parvint à faire valoir les droits du peuple iranien. L'avocat de l'Iran pour ce dossier était Henri Rollin, l'ancienne tête du sénat belge, et ne demanda aucun honoraire au gouvernement iranien. Hossein Aliabadi de l'Université de Téhéran l'accompagnait dans cette tâche. Les discours de la défense furent prononcés dans cette cour par Mossadegh lui-même.

Les élections du dix-septième parlement se menèrent avec beaucoup de frictions. Ces frictions sont allées jusqu'au point où Mossadegh a dû les arrêter à cause de l'ingérence de l'armée et de la cour, malgré l'ordre au contraire. Ainsi, au dix-septième terme du Madjles, beaucoup de grandes villes comme Chiraz, Esfahan, Machhad, le province de Khouzestan, et des parties du Mazandaran, Kurdistan, Hamedan et du Lorestan n'étaient pas représentées et les sièges de 55 représentants sont restés vide. Etant retourné de La Haie, Mossadegh fut élu comme Premier Ministre par 52 voix pour, 3 contre et 10 abstentions le 10 juillet de cette année.

Avec le début du nouveau terme du Madjles en juillet 1952, Mossadegh demanda au Chah de pouvoir choisir lui-même le Ministre de la Guerre, en lui demandant tout autant de partager les responsabilités de ce poste lui-même avec celui qu'il choisirait. Le Chah lui répondit: "Mais alors dites-moi tout simplement que je devrais faire mes valises et quitter le pays!"

Mais les discussions entre le Premier Ministre et le roi n’ont mené nulle-part et Mossadegh dut démissionner de son poste le 16 juillet. Cette démission aboutit aux évènements du 21 juillet 1952, qui laissèrent plusieurs morts. Ghavam-o-Saltaneh, à son tour, démissionna du poste de Premier Ministre puisque le Chah n'avait pas répondu favorablement à sa demande de dissoudre le parlement, et Mossadegh reprit cette fonction avec 61 voix favorables de 64 voix totales.

Cette période de fonction était accompagnée pour Mossadegh de confrontations avec le Chah jusqu'au point où, avec les évènements des mois suivants, celui-ci signa selon un plan de la CIA nommé TP AJAX, deux ordres distincts de la décharge du Premier Ministre de son poste et du remplacement de celui-ci par le Général Zahedi au 14 août 1953. Le commandant de la garde impériale, le colonel Nassiri, fut chargé de livrer le premier ordre du Chah en faisant un blocus de la maison de Mossadegh. Par ailleurs, d'autres membres de cette garde se chargèrent d'arrêter quelques-uns des Ministres du gouvernement travaillant avec Mossadegh. En même temps, des groupes de l'armée occupèrent le centre de téléphone du Bazar pour déconnecter les moyens de communications. Mossadegh apprit, par l'intermédiaire du réseau militaire du parti Toudeh (communiste) et de leur dirigeant Kianouri, de ce complot.

Le colonel Nassiri, qui à son tour était allé notifier Mossadegh de l'ordre ch Chah, fut arrêté par les forces de l'armée chargées de la garde de la maison du Premier Ministre et dirigées par le colonel Momtaz, ainsi que le capitaine Fecharaki, et ses hommes furent désarmés.

Au lendemain de ce jour, Mossadegh informa la population dans une déclaration qu'un coup d'état à l'encontre du gouvernement avait été découvert et neutralisé, mais ne mentionna guère l'ordre du Chah. Ce même jour, les nouvelles de la sortie du Chah du pays et son entrée à Baghdad se propagèrent. Hossein Fatemi ordonna aux ambassades de l'Iran, y inclut celui de Baghdad, de confronter le Chah. À partir de ce jour, les forces du Toudeh créèrent des tensions dans la ville de Téhéran avec leur présence. Le 17 août, les deux groupes (le Toudeh et le Mouvement National) organisèrent des rassemblements contre le Chah. Dans le rassemblement de la place Baharestan, en dépit de l'absence de Mossadegh, ses amis, dont Fatemi et Saleh, ont attaqué le Chah dans leurs propos d'une manière sans précédente. Fatemi accusa aussi le roi de trahison dans son éditorial de son journal, le Bakhtar-Emrouz. Les supporters du Mouvement National ont ainsi fait descendre les statues du Chah et de son père dans les squares du capital.

En raison des turbulences survenus les 17 et 18 août, Mossadegh ordonna au général Modabber, le Chef de la police, de faire front à toute manifestation pour ou contre le Chah ou le gouvernement. Â ce même jour, l'ambassadeur des Etats-Unis Henderson retourna à Téhéran et fit connaître à Mossadegh l'ultimatum de ce pays constituant à lui dire qu'au cas d'une entente avec le Toudeh, les Etats-Unis ne reconnaîtront pas la légitimité de son gouvernement.

Le jour du coup d'état, le 19 août, un autre événement mena au renversement du gouvernement de Mossadegh. Selon son livre nommé "Contre-Coup", l'agent de la CIA Kermit Roosevelt, affirme qu'en achetant les fatwas de quelques clergés et en payant des militaires et des gangsters à Téhéran, il les mena à la rue pour effectuer le renversement. Dans ces opérations, les conseillers américains présents à Téhéran auraient fait utiliser leurs véhicules pour transporter les hommes de la garde impériale et de l'armée vers la maison de Mossadegh en vue de l'attaquer. Ils payèrent ainsi les éléments actifs du coup d'état en Dollars américains selon le même ouvrage.

Mohammad Mossadegh fut jugé en cour martiale après les évènements du 19 août et, comme il a été reconnu non-coupable des accusations majeures comme "tentative de renversement de la monarchie" et "coup d'état contre la constitution", fut condamné à trois ans de prison en solitaire. Ayant terminé sa peine, il se retira dans son domaine d'Ahmad-Abad, où il a été sous une surveillance sévère.

Finalement, le 5 mars 1966, Mossadegh rendit l'âme. Il avait demandé avant sa mort qu'on l'enterra avec les morts du soulèvement du 21 juillet 1952 ("30 Tir"), mais le Chah ne donna pas son accord et il fut enterré dans l'une des chambres de sa propriété d'Ahmad-Abad.

Dans ses derniers jours, Mohammad Mossadegh décrivit les évènements de 1953 comme ceci: "Ils ont fait une excuse du communisme pour piller nos reserves pétrolières pour encore 100 ans. La cour militaire m'a condamné à 3 ans d'enfermement en solitaire, que j'ai subi à la prison de la deuxième division blindée. Le 3 août 1956, le jour où cette période arriva à sa fin, au lieu de me libérer, on m'a envoyé en exile à Ahmad-Abad, et un groupe de soldats et sergents ont été chargés de me surveiller. Même maintenant, en 1960, je suis toujours surveillé; et comme ils ne me laissent pas sortir du château-fort sans escorte, j’y suis resté et je n’ai qu’à m’y faire en attendant que ma vie prenne fin pour que je m'en libère."

Mossadegh est sans aucune doute un héros national iranien qui a mis tout ce qu'il pouvait pour la fierté de l'Iran et la sauvegarde des intérêts nationaux qui se trouvaient dans la main de l'Impérialisme.

Sa fin silencieuse dans son domaine d'Ahmad-Abad n'enleva rien à la grandeur du service qu'il rendit à son pays et il a toujours demeuré comme une source de fierté pour le peuple iranien.

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